samedi 5 mai 2012

Format Respecté d'avril 2012.

En cette fin avril le cinéma Apollo - Maison de l'Image de Châteauroux nous propose une chouette programmation jeunesse ! L'occasion pour l'équipe de Format Respecté de revenir un instant sur " Mon Oncle " et sur les films d'animation réjouissants que sont "Mon Voisin Totoro" et la dernière production des studios Aardman " Les Pirates, bons à rien, mauvais en tout" de Peter Lord. Antoine Royer démontrera toute son impatience pour le prochain film SF de Ridley Scott "Prometheus", pendant que William Etiève fera montre d'une indéfectible mauvaise foi. Le top 5 évoque quelques grands Scott du cinéma et un nouveau débat s'ouvre alors sur la filmographie du singulier Wes Anderson ! Le principal focus de l'émission étant mis sur le film " Avé " de Konstantin Bojanov avec Anjela Nedyalkova et Ovanes Torosyan.


http://soundcloud.com/williametieve/format-respect-2-7

jeudi 3 mai 2012

The Dark Knight Rises le trailer #3

Troisième bande annonce pour le troisième et dernier Batman signé Christopher Nolan (Inception, Memento, The Prestige...)
Le ton s'annonce une fois de plus noir, voire désespéré, avec un Caped Crusader plus vulnérable que jamais. Le film s'inspire parait-il de deux sagas majeures du comic-book : tout d'abord de KNIGHTFALL où l'on pouvait découvrir Bane qui brisait physiquement et mentalement le justicier. Ainsi que NO MAN'S LAND où Gotham était coupée du monde suite à un tremblement de terre.

The Dark Knight Rises sortira en France le 25 juillet prochain.





- This isn't a car.

dimanche 22 avril 2012

Les Dents de la Mer en Blu-ray : Sortie officialisée en France !

Contacté il y a quelques jours à ce sujet, nous venons d'obtenir une réponse de la part de Universal France concernant la nature de la version française qui sera intégrée au futur Blu-ray des Dents de la Mer de Steven Spielberg. Aux dernières nouvelles, la VF serait encodée au format DTS-HD HR 7.1, équivalent à un débit fixe de 2 Mbps."We will be encoding the French 7.1 at 2mbps".
Universal France vient tout juste de nous transmettre la nouvelle. Les Dents de la Mer sortira au mois d'août en France en édition Blu-Ray Disc. C'est officiel !
Le film culte de Steven Spielberg sortira en France en date du 14 août prochain. La sortie s'inscrit dans le cadre du 100ème anniversaire des studios Universal. Il s'agira d'une édition spéciale Blu-ray + Copie Digitale. On nous promet aussi plus de 4 heures de documents bonus.
Première bonne nouvelle : la restauration. Les Dents de la Mer fait partie des quelques grands classiques du studio ayant bénéficié du programme de restauration de grande envergure qu'a lancé Universal pour célébrer son 100ème anniversaire. Le film a été restauré numériquement à partir de sa copie originale en 35mm. L'éditeur parle d'une restauration effectuée image par image. Elle a été réalisée par la branche Universal Studios Digital Services sous la collaboration de Steven Spielberg et de l’équipe de postproduction d’Amblin Entertainment.
La bande son n'a pas été oubliée puisque l'éditeur l'a remasterisée et remixée en 7.1 canaux. La version originale du film nous sera ainsi présentée en DTS-HD Master Audio 7.1 et la VF en DTS. Autre bonne nouvelle : les versions mono d'origine seront également disponibles. Elles nous seront présentées en DTS 2.0 aussi bien en VO qu'en VF (doublage français d’origine).
Pour le reste, on retrouvera une piste en DTS 5.1 espagnole ainsi que de sous-titres (anglais, français, et espagnol). L'édition Blu-ray des Dents de la Mer sera accompagnée d'une copie Digitale du film compatible avec les appareils Apple et Android.
Attachons-nous enfin aux bonus. L'édition intégrera 4 heures de suppléments dont voici la liste complète :
- La légende autour des Dents de la Mer - Impact et Héritage
- La restauration du film
- Making-of de 2 heures
- Tournage (Une plongée dans les coulisses du tournage du film enrichie d'une interview avec Steven Spielberg)
- Scènes coupées
- Archives (storyboards, photos, éléments marketing)
- Bande-annonce & BD-Live

On vous proposera évidemment un test complet de cette édition en temps et en heure. Si Universal respecte son programme, sachez aussi qu'un autre grand classique devrait nous être annoncé d'ici peu : E.T - l'extra-terrestre (en édition Blu-ray 30ème anniversaire).

l'article original sur le site de HD numérique

mercredi 28 mars 2012

Focus sur le polar à la française

Focus sur le polar à la française

D'hier aux années 70, l'âge d'or du polar...

À la fois dramatique et poétique, haletant ou social, le polar dans l’hexagone se veut riche et lourd de sens. Inspiré des romans feuilletons de la fin du 19ème, Louis Feuillade ou Victorien Jasset sont les avant-gardistes du genre. Mélange de gouaille franchouarde immédiatement identifiable (on songe bien sûr à Michel Audiard) autant que clin d’œil, à ses débuts, à une tonalité que n’aurait pas renié Jacques Prévert, le genre est une subtile alliance de nombre d’inspirations, parsemées avec plus ou moins de parcimonie.
De plus, les interprétations remarquables de mafieux notoires ou de fines gâchettes (Borsalino, Le Samouraï…) donnait la part belle au crime et minimisait les forces de l’ordre, on est en droit de s’interroger sur le penchant voyeuriste de notre belle nation sur la thématique des crimes et délits. Plus friand des histoires de voyous, comme le récent biopic Mesrine, que des faits d’armes de nos fiers serviteurs en uniformes, plutôt tournés en ridicule comme dans Le Gendarme, Pinot simple flic ou Inspecteur Labavure qui ne seront pas ici évoqués.
Enfin, du fameux couple improbable (Belmondo-Delon par exemple), en passant par des auteurs savoureux comme Melville ou Clouzot, le genre n’a de cesse que de dévoiler, pas à pas, chaque facette de son énigmatique puzzle. Amateur d’intrigues à tiroirs alambiquées et de figures criminelles inoubliables, le polar à la française : c’est  parti !

La naissance, après le sentiment de patriotisme incarné par De Gaulle !

«Le film policier est raconté du point de vue de la police, le thriller de celui de la victime, le film noir de celui du malfrat». Cette phrase citée dans l’Express est l’œuvre de François Guérif, directeur de collection chez Rivages. À elle seule, elle permet de mieux comprendre les us et coutumes d’un tel cinéma et de mieux en appréhender les implications. Le film noir (expression inventée par un critique de cinéma au sortir de la seconde guerre mondiale) doit son nom à la fameuse collection « série noire ».

Véritable jeu de miroir avec le cinéma d’outre atlantique, entre emprunts subtils et pompage grossier, d’une relecture du Faucon maltais au visionnage de Pépé le Moko de Julien Duvivier avec Gabin, le genre ressemble donc plus à un plagiat déguisé, à ses débuts en tout cas, qu’à une véritable création artistique. Un peu comme si les aventures fantasmées d’Humphrey Bogart étaient revisitées à la sauce Parisienne. Sachez par exemple qu’entre ses premières œuvres à la fin des années 50 et le milieu des années 80, c’est plus de mille films du genre qui virent le jour sur les écrans français.
L’aventure commence dans les années 50. Alors que la Warner inonde les écrans français de récits criminels, le « milieu », forcément actif même durant la seconde guerre mondiale, inspire les cinéastes français dont la volonté d’exalter le sentiment national au détriment de l’héroïsme américain se veut de plus en plus pressant. Les Français s’en veulent de n’avoir pu : ni gagner la guerre seuls, ni empêcher les camps. Il est donc temps pour eux de redorer leur blason après une douloureuse introspection sur la collaboration de certains hommes politiques… Il faut redoré le blason de la France ! L'Etat français encourage le cinéma et surtout l'ordre et la sécurité. Les choses sérieuses commencent avec  Quai des Orfèvres d’Henri-Georges Clouzot en 1947. L’inspecteur Antoine, interprété par un Louis Jouvet impeccable en fin limier dénicheur d’indices est un modèle d’écriture. L’esquisse du milieu du music-hall d’alors, et l’aspect huis-clos du métrage, achève de remporter l’adhésion d’un spectateur conquis. Ces esquisses de personnages possédant leur part d’ombre et cette magnifique photo en noir et blanc n’auront d’ailleurs, pour certains métrages, rien à envier au cinéma américain précité.
En 1953, les spectateurs découvrent les films de Lemmy Caution, ce personnage caricatural de détective amateur de femmes, qui a peut être inspiré les séries américaines des années 70 et 80 ! Immortalisé par Eddie Constantine, celui-ci  apporte une touche passagère d’humour avec les films La Môme vert-de gris, Cet Homme est dangereux de Jean Sacha ou Le Truand de Carlo Rim en 1956. Toujours célèbre aujourd’hui, le commissaire Maigret, d’abord immortalisé par Jean Gabin dans Maigret et l’affaire Saint Fiacre puis, durant de nombreuses années par le talentueux Bruno Cremer, fait que ces études de mœurs sous couvert d’enquêtes policières passionnent les français.
Mais au-delà de ces sempiternelles enquêtes menées par des inspecteurs récurrents pour les familles de l’époque (Qui a dit : Les Experts, NCIS, Bones ?), certains longs métrages demeurent aujourd’hui des modèles de maestria esthétique et de caractérisation de protagonistes. Du Rififi chez les hommes en 1955 de Jules Dassin en est un fier exemple.  Fuyant le maccarthysme, le cinéaste américain nous offre alors l’un des tous meilleurs films du genre, une séquence de casse absolument anthologique, et une véritable descente aux enfers dans sa propre psyché, lui qui a été dénoncé par son douteux ami et cinéaste : Elia Kazan. Razzia sur la chnouf en 1955 d’Henri Decoin est également un immense succès alors qu’il fait suite à un autre mètre étalon : le Touchez pas au Grisbi de Jacques Becker.

Ici, ces truands « à l’anciennes» ne font pas les gros titres et œuvrent en « sous-marin ».  Gabin campe avec assurance et malice un rôle trouble et assoie son statut de légende du cinéma.  Son tandem de choc avec Lino Ventura, lui aussi dans Touchez pas au grisbi, est un modèle d’association (qu’on tentera de réitérer plus tard avec Belmondo et Delon), et cette ambiance d’un Paris burlesque et Jazzy, associée aux répliques cultes qu’emmèneront vers les cimes Michel Audiard, sont inoubliables.
La transition est en cours, le patriarche désirant raccrocher les gants après un dernier coup (Gabin) va mettre le pied à l’étrier à la jeune génération (Delon, Belmondo, Melville) et, à l’instar des cinéastes de la Nouvelle Vague, vont gentiment pousser vers la sortie cette autre vision du gangster parisien et du code d’honneur. Le plus illustre exemple de ce passage de témoin restera Mélodie en sous-sol d’Henri Verneuil en 1963.

Les années 60 : dehors les vieux et place aux pépées !

Jusque-là relativement ignorée dans ce type de métrage, la place de la femme se fait de plus en plus grande dans cet âge d’or du film de malfrats. Parfois plante verte, elle est beaucoup  plus souvent tentatrice et élément déclencheur du récit. Fatale et sure de sa séduction, elle est Jeanne Moreau dans Ascenseur pour l’échafaud de Louis malle, Marie Trintignant dans Série Noire par exemple.
Soit complice, soit cause de la chute du héros, la femme dans le polar perturbe désormais le cours normal des événements et mène à tous les débordements, du meurtre au suicide. Parodiée dans l’indicible et cultissime Les Tontons flingueurs de Lautner et son langage fleuri faisant mouche à chaque réplique, la « famille » se veut de plus en plus impitoyable et les guerres intestines se font leitmotivs.
Avec À bout de souffle en 1959 et Pierrot le fou l’année suivante, Godard revisite le genre, bouscule l’ordre établi, et érige en héros des gangsters tragiques, porté au rang de victimes d’une société forcément injuste et incapable. En 1960 : Classe tous risques ou Le Trou de Jacques Becker, enfoncent le clou. Dernier sursaut d’un cinéma qui n’est pas encre devenu brûlot, Le Cave se rebiffe de Gilles Grangier et Mélodie en sous-sol enterrent définitivement les brigands dits « de la vieille école ».


L’un des fleurons de ce renouveau de la figure du hors-la-loi reste Le Samourai de Jean Pierre Melville. Reconnu par des cinéastes comme Tarantino ou John Woo comme précurseur et ayant influencé leur propre travail : le film ne décrit plus une société réaliste mais n’est que la représentation de la volonté du réalisateur. Le cinéaste avait d’ailleurs déjà entamé sa prise de pouvoir avec Le Deuxième souffle en 1966. Il crée un univers sombre et tout sauf naïf, et laisse présager de la noirceur des œuvres qui suivront durant les années 70. Par le biais d’un cinéma fait de trahisons et de désillusions, mais aussi d’une maîtrise formelle assez estomaquante, le film porté par un Ventura au sommet de son art est impressionnant et proche de la perfection.  Melville achèvera d’ailleurs tout son petit monde avec Le Cercle rouge en 1969. En trois films, le cinéaste bâtit une œuvre unique, contourne les conventions et entraîne ses acteurs dans les abîmes d’une psyché fataliste et pessimiste. Dans ce dernier, Melville expose un casting éblouissant (Bourvil, Delon, Montand…), un casse de banque muet inattendu et formellement inattaquable, et intensifie son statut de grand réalisateur.
Vers les années Delon -Belmondo : les héritiers-précurseurs
De Plein Soleil de René Clément aux films précités, on s’aperçoit que malgré une personnalité décriée, Alain Delon reste l’emblème de ce personnage de tueur complexe et tourmenté. Il sera adjoint dans cette personnification par un autre grand nom du cinéma : Jean Paul Belmondo. Déjà présent dans certaines œuvres comme Classe tous risques de Claude Sautet ou Le Doulos de Melville, il signe avec Alain Delon le célèbre Borsalino en 1970. Plongée dans les films de gangsters des années 20, ils sont aussi respectueux qu’efficace. L’époque des Blier, Blanche et autres grandes gueules est révolue. Place à la nouvelle vague de cinéaste autant qu’au raz-de-marée Delon-Belmondo. Vestige inattendue d’un retour aux sources quelque peu rétrograde, Le Clan des Siciliens, toujours avec Delon et Gabin, marque le pas à une époque de grondement sociétal.
À l’heure de la révolution idéologique autant que sexuelle, la contestation se fait grandissante et le cinéma de « papa »  s’en ressent. Celui-ci devient bien plus âpre et frontal que ses prédécesseurs. Inscrits dans le milieu des années 30, les images d’Epinal que sont Belmondo et son cabotinage incessant ou Delon promenant désormais sa gueule d’ange sur tous les films majeurs,  commencent à lasser.

Ces films sont à découvrir ou même à redécouvrir, soyons fiers de notre patrimoine !

Le vrai polar français avant gardiste est mort dans les années 70 mais une nouvelle forme est apparu mais celle-ci n'est qu'une pâle copie des productions américaines... à suivre

Bonus dossier pour vos soirées blind-test : Quelques répliques cultes !

«Je veux pas crever d’un rhume d’un autre» (Les Spécialistes)
« Ben, mets-toi à ma place. Inès le matin, Inès le midi, Inès le soir ! T’es pas une femme t’es un régime ! » (Pépé le Moko)
« Dans les situations critiques, quand on parle avec un calibre bien en pogne, personne ne conteste plus. Y’a des statistiques là-dessus. » (Mélodie en sous-sol)
« Moi les dingues j’les soigne, j’m'en vais lui faire une ordonnance, et une sévère, j’vais lui montrer qui c’est Raoul. Aux quatre coins d’Paris qu’on va l’retrouver éparpillé par petits bouts façon puzzle… Moi quand on m’en fait trop j’correctionne plus, j’dynamite… j’disperse… et j’ventile… » (Les Tontons flingueurs)
« – T’aurais vu comment ma mère elle se débrouillait !
- Mais je suis pas ta mère moi !
- Et tu t’en vantes ! » (Série noire)

Léo
(infos L'Ecran Total)

jeudi 5 janvier 2012

SAW – Vivre ou ne pas vivre telle est la question.

Imaginez que vous vous éveillez dans des toilettes complètement délabrées et dégueulasses. Votre pied est solidement attaché à une chaîne. Le seul moyen pour vous évader, c'est de vous couper le pied !

=> Auriez vous le courage de vous sectionner le pied pour continuer à vivre, ou pas ?

C'est ainsi que débute le premier volet d'une série de 7 films.

John Kramer. Un homme heureux avec sa femme. Oui, jusqu'au jour où un médecin lui apprend froidement qu'il est attend d'un cancer, et que ses jours sont alors comptés. Peu de temps avant, sa femme avait perdu leur bébé, suite à la maladresse d'un toxicomane. Il décide alors de ne plus souffrir, et de mettre fin à ses jours. Malheureusement (ou pas), il survivra à sa chute de voiture. C'est alors qu'il a une révélation : La vie est un don qu'il ne faut pas gâcher.

Il décide alors d'échafauder différents plans machiavéliques pour faire comprendre à un maximum de personnes l'importance de leur vie et surtout la chance qu'ils ont d'être en bonne santé.

C'est alors que John se met à kidnapper certaines personnes. A leur réveil, les voilà confrontés au dilemme le plus cruel de leur vie, leur vie même, si, et seulement si, ils décident de tout faire pour continuer à vivre.


Des puzzles ainsi réalisés tout au long des 7 films, et sont toujours aussi ingénieux que différents.

Un soir dans une voiture, une personne est en train de se tailler les veines pour mettre fin à sa souffrance psychologique. John ne peux comprendre qu'un homme en bonne santé physique puisse oser se donner la mort. Il décide alors de le mettre à l'épreuve. La victime se réveille alors face à un long couloir de barbelé qu'il doit franchir s'il veut continuer à vivre. La victime, contre toute attente, ne va pas hésiter à se couper la peau pour tenter de fuir une mort certaine, une mort qu'il voulait atteindre une heure avant. Il mourra à mi-parcours.

Il en va de même pour une personne qui a battu sa copine qui doit donc broyer ses mains qui ont donné le mal, et cela s'il veut continuer à vivre.

Il y un point commun entre toutes les victimes dites du « tueur au puzzle ». Toutes ont essayé de sauver leur vie en « jouant » au « jeu proposé ».

Bien que l'on puisse ou pas aimer cette saga, ce qui est intéressant, c'est que chaque spectateur qui a vu un ou plusieurs de ces films est amené à se poser naturellement des questions :

  • A leurs places, qu'aurais-je fais ? Quels choix aurais-je fait ?

  • Est-ce que je profite assez des joies que la vie peut me proposer ?


C'est là que réside la force de cette saga : L'identification aux victimes.

Et même pire : on s'identifie aussi au meurtrier !

Un épisode intéressante de la saga. Celui où le grand patron d'une société d'assurance maladie, refuse de faire adhérer une personne pour la simple raison qu'elle n'est pas en bonne santé. (A noter que dans la vie de tous les jours, c'est bien le cas). L'homme atteint de la maladie ne pourra donc pas se soigner et décédera de celle-ci plus tard en laissant une femme et un enfant.

Désireux de justice, John Kramer kidnappe alors ce grand patron est va le soumettre à plusieurs épreuves, au cours desquels il devra tuer plusieurs de ces collègues qui décident dans le cadre de leur travail, qui doit vivre et qui doit mourir.

Une fois arrivé au bout de ces épreuves, il retrouve sa petite amie. Dans une pièce à coté, se trouve la femme et son fils. A leur disposition une manette qui, selon son sens d'activation, autorisera au grand patron de vivre ou bien au contraire lui donnera la mort. La mère hésite un instant mais ne peut se résoudre à supprimer un homme, bien que ce dernier ait « tué » son mari.


Malgré les supplications du grand patron de le laisser vivre (alors qu'il n'avait pas écouter les supplications du père de famille), le fils, lui, n'hésite pas et lève la manette vers le haut. Un système injecte alors plusieurs aiguilles remplie d'acide dans le corps de la victime.

Le tueur au puzzle ayant laissé le libre choix de la famille du père défunt, sur l'avenir du dirigeant de la société d'assurances.

Fiction ? Malheureusement non.

Les grands patrons qui décident de la vie et de la mort des centaines de personnes existent bel et bien. Et soyons honnête pour une fois, nous aimerions tous avoir le droit de vie et de mort sur des personnes qui n'ont que faire de nous, qui nous considèrent comme de la marchandise sans valeur.

Nous nous posons tous la question face à ce monde de plus en plus injuste chaque jour un peu plus ; et si nous avions le pouvoir de Dieu, que ferions nous ?

Au fond de nous, nous demandons tous que justice soit faite. Mais nous voyons tous que la justice profite toujours aux plus forts et que trop rarement au plus faible.

Lorsque nous regardons cette saga, nous voyons l'horreur que fait subir le tueur aux puzzles à ces victimes, mais nous ne pouvons nous empêcher d'être un peu dans sa tête et de « comprendre » une partie de lui.

La question se pose alors pour chacun de nous : Quel sens donnons-nous à notre vie ?