=> Auriez vous le courage de vous sectionner le pied pour continuer à vivre, ou pas ?
C'est ainsi que débute le premier volet d'une série de 7 films.
John Kramer. Un homme heureux avec sa femme. Oui, jusqu'au jour où un médecin lui apprend froidement qu'il est attend d'un cancer, et que ses jours sont alors comptés. Peu de temps avant, sa femme avait perdu leur bébé, suite à la maladresse d'un toxicomane. Il décide alors de ne plus souffrir, et de mettre fin à ses jours. Malheureusement (ou pas), il survivra à sa chute de voiture. C'est alors qu'il a une révélation : La vie est un don qu'il ne faut pas gâcher.
Il décide alors d'échafauder différents plans machiavéliques pour faire comprendre à un maximum de personnes l'importance de leur vie et surtout la chance qu'ils ont d'être en bonne santé.
C'est alors que John se met à kidnapper certaines personnes. A leur réveil, les voilà confrontés au dilemme le plus cruel de leur vie, leur vie même, si, et seulement si, ils décident de tout faire pour continuer à vivre.
Des puzzles ainsi réalisés tout au long des 7 films, et sont toujours aussi ingénieux que différents.
Un soir dans une voiture, une personne est en train de se tailler les veines pour mettre fin à sa souffrance psychologique. John ne peux comprendre qu'un homme en bonne santé physique puisse oser se donner la mort. Il décide alors de le mettre à l'épreuve. La victime se réveille alors face à un long couloir de barbelé qu'il doit franchir s'il veut continuer à vivre. La victime, contre toute attente, ne va pas hésiter à se couper la peau pour tenter de fuir une mort certaine, une mort qu'il voulait atteindre une heure avant. Il mourra à mi-parcours.
Il en va de même pour une personne qui a battu sa copine qui doit donc broyer ses mains qui ont donné le mal, et cela s'il veut continuer à vivre.
Il y un point commun entre toutes les victimes dites du « tueur au puzzle ». Toutes ont essayé de sauver leur vie en « jouant » au « jeu proposé ».
Bien que l'on puisse ou pas aimer cette saga, ce qui est intéressant, c'est que chaque spectateur qui a vu un ou plusieurs de ces films est amené à se poser naturellement des questions :
A leurs places, qu'aurais-je fais ? Quels choix aurais-je fait ?
Est-ce que je profite assez des joies que la vie peut me proposer ?
C'est là que réside la force de cette saga : L'identification aux victimes.
Et même pire : on s'identifie aussi au meurtrier !
Un épisode intéressante de la saga. Celui où le grand patron d'une société d'assurance maladie, refuse de faire adhérer une personne pour la simple raison qu'elle n'est pas en bonne santé. (A noter que dans la vie de tous les jours, c'est bien le cas). L'homme atteint de la maladie ne pourra donc pas se soigner et décédera de celle-ci plus tard en laissant une femme et un enfant.
Désireux de justice, John Kramer kidnappe alors ce grand patron est va le soumettre à plusieurs épreuves, au cours desquels il devra tuer plusieurs de ces collègues qui décident dans le cadre de leur travail, qui doit vivre et qui doit mourir.
Une fois arrivé au bout de ces épreuves, il retrouve sa petite amie. Dans une pièce à coté, se trouve la femme et son fils. A leur disposition une manette qui, selon son sens d'activation, autorisera au grand patron de vivre ou bien au contraire lui donnera la mort. La mère hésite un instant mais ne peut se résoudre à supprimer un homme, bien que ce dernier ait « tué » son mari.
Malgré les supplications du grand patron de le laisser vivre (alors qu'il n'avait pas écouter les supplications du père de famille), le fils, lui, n'hésite pas et lève la manette vers le haut. Un système injecte alors plusieurs aiguilles remplie d'acide dans le corps de la victime.
Le tueur au puzzle ayant laissé le libre choix de la famille du père défunt, sur l'avenir du dirigeant de la société d'assurances.
Fiction ? Malheureusement non.
Les grands patrons qui décident de la vie et de la mort des centaines de personnes existent bel et bien. Et soyons honnête pour une fois, nous aimerions tous avoir le droit de vie et de mort sur des personnes qui n'ont que faire de nous, qui nous considèrent comme de la marchandise sans valeur.
Nous nous posons tous la question face à ce monde de plus en plus injuste chaque jour un peu plus ; et si nous avions le pouvoir de Dieu, que ferions nous ?
Au fond de nous, nous demandons tous que justice soit faite. Mais nous voyons tous que la justice profite toujours aux plus forts et que trop rarement au plus faible.
Lorsque nous regardons cette saga, nous voyons l'horreur que fait subir le tueur aux puzzles à ces victimes, mais nous ne pouvons nous empêcher d'être un peu dans sa tête et de « comprendre » une partie de lui.
La question se pose alors pour chacun de nous : Quel sens donnons-nous à notre vie ?
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