dimanche 30 octobre 2011

Je prie, Tu prie, Il prie... Nous tuons


" Des Hommes et des Dieux ".

Tirée de faits historiques, l'histoire raconte la vie de moines de Tibhirrine dans un monastère d'Algérie vivant en totale liberté et respect avec leur frères musulmans du village voisin. Jusqu'au jour où ils sont confrontés à un sujet bien d'actualité encore aujourd'hui "l'extrémisme".

Malgré mon intérêt particulier pour tout ce qui peut toucher à une religion, malgré mon amour pour les films plus ou moins lents qui révèlent par moments des petites perles visuelles, bizarrement je n'étais pas très emballé pour regarder ce film.
Ma curiosité a été la plus forte.

Il faut un temps certain ou un certain temps pour rentrer dans le film. Environ une demie heure (et c'est long!!) La faute n'en est pas en faite. Je m'explique. Certes on pose l'histoire, on apprend à connaître tous les protagonistes, mais mon Dieu que c'est long, peu causant, et finalement calqué sur la vie d'un moine: prière, dévotion, silence.... mais faut résister pour pas éteindre la télé...grrrrr!!!!!!

Passé la demie heure fatidique, l'histoire commence à se dévoiler à nous. On se prend très vite de compassion pour ces moines qui essayent avec le moyen le plus simple de l'espèce humaine, la paix pour tous, de combattre la notion d'extrémisme.
Ils sont pris entre deux sentiments " vivre au nom de Dieu ou Mourir pour Dieu". Et tout le message de ce film est finalement dans la vie de ces moines: " comment faire pour respecter ces convictions sans les trahir".

D'un niveau esthétique il déchire tout si je puis dire. On retrouve des passages neigeux avec le monastère bluffant de beauté naturelle. De jolis mise en scène des moments de prières et de surprenants moments de solitude complet qui rythment doucement mais sûrement l'histoire.
Je ferais une petite parenthèse sur un moment particulièrement beau où je suis resté sans voix. Lorsque qu'un moine met une musique classique pour simplement profiter du regard ému de ces frères.... Tout simplement magique.

Sans trop continuer à philosopher de peur de dégoûter mes lecteurs, j'appréhendais beaucoup ce film, de peur de voir encore "une soupe à deux balles". Le début m'a donné raison, la fin m'a donné tort.
Oui j'ai aimé mais que ce fut long de l'aimer finalement.



lundi 24 octobre 2011

Je suis l'homme qui t'a brisé, Batman. Je suis Bane! (The Dark Knight Rises // Christopher Nolan, 2012)


Suite très attendue de l'excellent The Dark Knight, le troisième volet consacré au Caped Crusader de Gotham sortira en 2012.
J'attends ce film avec impatience, j'ai beaucoup aimé les précédentes adaptations (Batman Begins et TDK), je pense que Christopher Nolan a choisi le bon angle pour adapter le comic-book au cinéma: creuser une veine réaliste, âpre, dans la mouvance des thrillers des années 70, surtout pour TDK. Grand amateur de Batman depuis l'enfance, j'ai enfin trouvé sur grand écran la transposition que j'espérais.

Alors qu'attendre de ce troisième volet ? Peu de choses ont filtré, si ce n'est que l'ennemi de Bruce Wayne sera l'excellent Bane incarné par le non moins excellent Tom Hardy. Oubliez la brute ridicule présentée dans Batman et Robin, Bane est avant tout un survivant, un stratège très intelligent et un combattant né. Une sorte de Batman inversé en fait (il sont tout les deux orphelins et ont connu une tragédie durant la petite enfance). Si le film a la bonne idée de reprendre la saga "Knightfall" du comic-book (ce que tous les fans espèrent), nous risquons de recevoir une claque bien violente. Réponse dans quelques mois.

vendredi 14 octobre 2011

RESTLESS

RESTLESS : Chronique à la sortie de la salle.

Le mercredi 12 octobre 2011 Antoine Royer et William Etiève sortent de la projection du film "Restless" (Gus Van Sant – 2011). Ce mélodrame fait l'objet d'une chronique sur le site http://formatrespecte.wordpress.com/2011/10/14/restless-gus-van-sant-2011 et d'une diffusion sur les ondes de Radio Balitiq

A Châteauroux, le film est encore visible au cinéma Apollo jusqu'au 18 octobre 2011. (Sans générique ni habillage ou jingle, car diffusé au cours de l'émission du Balistiq K-FE du 13 octobre 2011 - 103 FM).

jeudi 13 octobre 2011

Les aventures de Tintin, une rétrospective des projets (The adventures of Tintin, The secret of the Unicorn // Steven Spielberg - 2011)



A l'occasion de la sortie (très) prochaine (le 26 octobre) de l'adaptation tant attendue de Tintin par Steven Spielberg (dont la première annonce officielle remonte... 1983!), je vous propose de lire un article signé Arnaud Bordas qui revient sur les différentes tentatives de transposition sur grand écran des aventures du petit reporter belge.

Où l'on apprend qu'effectivement Spielberg envisageait bien une adaptation en live au milieu des années 1980 avec Henry Thomas (le petit Eliott dans E.T) dans le rôle de Tintin et Jack Nicholson en Capitaine Haddock. Vous en apprendrez aussi pas mal sur les essais d'adaptations en Europe, avec à la réalisation Jaco Van Dormael ou plus récemment Jean-Pierre Jeunet.

Cliquez sur ce lien pour lire l'article d'Arnaud Bordas


Bonus : Le brocanteur ne vous rappelle-t-il pas un célèbre réalisateur ?





La bande-annonce :







jeudi 6 octobre 2011

mardi 4 octobre 2011

Dawn of the Dead Vs. Zombie (director's cut de George Romero // montage dit "européen" de Dario Argento - 1978)


Il est maintenant de notoriété publique qu'il existe "deux" versions du film de George Romero, Dawn of the Dead, deuxième volet de sa saga dédiée au morts-vivants, intitulé en France Zombie.

Je passe sous silence une version présentée jadis à Cannes dans un montage encore plus long aujourd'hui visible uniquement sur des éditions américaines.

Deux versions d'un même long-métrage donc, l'une dite "Director's cut" version montée par Romero et exploitée sur le territoire américain sous le titre Dawn of the dead, continuant sur la logique temporelle après une Night of the Living Dead. L'autre, connue en Europe en tant que "Zombie" est sorti quant à elle avec un montage assuré par le réalisateur transalpin Dario Argento (qui ne donna pas son nom au village berrichon, Argenton, NDA).

L'explication tient dans le financement du film. Argento apportait des fonds pour la production du film et obtenait du même coup le droit de montage du film pour son exploitation commerciale en Europe où, à l'époque, l'aura du réalisateur était à son zénith. L'ami Dario accoucha d'un montage plus nerveux que la version Romero et systématisa l'utilisation de la musique du groupe Goblins. Personnellement je trouve le montage d'Argento plus effrayant et plus angoissant, terriblement efficace (il m'a terrifié, c'est LE film qui m'a le plus fait peur dans ma vie de cinéphile amateur). Mais si je devais choisir, je ne garderais que la version de Romero, plus humaine (surtout par rapport au personnage de Peter incarné par Ken Foree) et tout simplement parce qu'il est l'auteur du film, du scénario à la réalisation ;)

Voici le lien vers un très intéressant et complet dossier réalisé par Eric Dinkian pour le site Devildead, qui décortique les deux faces d'un même film :

http://www.devildead.com/zombieindex.htm